2958 Flash pour les radars au feux rouges lyonnais en moins
Publié : lun. 7 déc. 2009 12:55
Les feux tricolores équipés d'un radar ont été grillés à 2 958 reprises selon un bilan tiré fin octobre. Alors que deux d'entre eux fonctionnent depuis fin juin, et deux autres depuis la mi-septembre. A ce rythme, on arrivera au terme d'un an de fonctionnement, à environ 13 000 infractions.
A titre de comparaison, le chiffre annuel pour ce type d'infractions relevées visuellement lors d'opérations ou bien de patrouilles, est d'environ 5 500. Sur l'ensemble de la zone police.
Le champion toutes catégories, c'est le carrefour Lafayette-Créqui. Quatorze automobilistes s'y font surprendre en moyenne chaque jour. Alors qu'aux intersections Bloch / Jean-Jaurès et Bourbonnais/ Apollinaire, six contrevenants sont pris en flag. Enfin, à l'angle Vienne-Berthelot, ce sont entre neuf et dix photos qui sont prises chaque jour et envoyées directement au centre de traitement automatique des infractions situé à Rennes. Sur les 3 000 clichés pris aux feux lyonnais, on estime que seulement la moitié d'entre eux font l'objet d'un retour de courrier désagréable, synonyme d'une perte de quatre points sur le permis, et d'au moins 90 euros dans le portefeuille. « Il y a pas mal de déchets dans la mesure où l'infraction doit être validée par deux photos. Au moindre doute, le procès-verbal n'est pas renvoyé », note Laurent Garipuy, chef du service sécurité à la DDE.
Peut-on dire que la sécurité s'est améliorée aux carrefours concernés ?
Les premières tendances des chiffres montrent que les Lyonnais ne se sont pas encore habitués à ces radars. Exemple à Jean-Jaurès : 156 infractions en août, 174 en septembre et 240 en octobre. Il faut dire aussi qu'à la différence des radars vitesse, il n'y a pas de panneau annonciateur. « C'est encore beaucoup trop tôt pour dresser un bilan. En accidentologie, on raisonne sur plusieurs années. De plus, si les carrefours concernés étaient accidentogènes, cela n'était pas non plus dans des proportions excessives. A Lyon, les radars au feu ont davantage une vocation éducative », poursuit Laurent Garipuy.
Ils ne sont d'ailleurs ni contestés, ni dégradés : « Autant nous avons des choses à dire sur certains radars fixes placés en dépit du bon sens, autant le respect du feu rouge est quelque chose de fondamental », admet Michel Polidari, président de l'Automobile Club du Rhône.
Si l'objectif est d'en installer d'autres, aucune décision n'est prise pour le moment : « Il faut voir la faisabilité technique et l'accord des élus. En tout état de cause, les prochains ne seront pas mis en place avant fin 2010 ».
Contrairement à certaines rumeurs, le radar s'active uniquement si l'on passe au rouge, et non à l'orange. Ce qui n'est pas une raison pour accélérer...
Pour être verbalisé, il faut être pris deux fois en photo, après avoir franchi une première ligne, en pointillés, de capteurs sous la chaussée qui correspond à la bande d'arrêt de n'importe quel feu. Puis une seconde ligne cinq mètres après, juste avant le passage piéton. Si vous dépassez un peu la première mais que vous stoppez avant la seconde, ce qui est très fréquent, il n'y aura qu'un seul flash, et donc pas d'infraction. Et s'il y a un bouchon et que vous êtes pris au piège après la première ligne de franchissement ? Là encore, tant que vous ne bougez pas, vous ne serez pas verbalisé.
Le figaro
Et comment ça se passe si les automobilistes doivent griller le feu pour laisser le passage à un véhicule prioritaire ?
A titre de comparaison, le chiffre annuel pour ce type d'infractions relevées visuellement lors d'opérations ou bien de patrouilles, est d'environ 5 500. Sur l'ensemble de la zone police.
Le champion toutes catégories, c'est le carrefour Lafayette-Créqui. Quatorze automobilistes s'y font surprendre en moyenne chaque jour. Alors qu'aux intersections Bloch / Jean-Jaurès et Bourbonnais/ Apollinaire, six contrevenants sont pris en flag. Enfin, à l'angle Vienne-Berthelot, ce sont entre neuf et dix photos qui sont prises chaque jour et envoyées directement au centre de traitement automatique des infractions situé à Rennes. Sur les 3 000 clichés pris aux feux lyonnais, on estime que seulement la moitié d'entre eux font l'objet d'un retour de courrier désagréable, synonyme d'une perte de quatre points sur le permis, et d'au moins 90 euros dans le portefeuille. « Il y a pas mal de déchets dans la mesure où l'infraction doit être validée par deux photos. Au moindre doute, le procès-verbal n'est pas renvoyé », note Laurent Garipuy, chef du service sécurité à la DDE.
Peut-on dire que la sécurité s'est améliorée aux carrefours concernés ?
Les premières tendances des chiffres montrent que les Lyonnais ne se sont pas encore habitués à ces radars. Exemple à Jean-Jaurès : 156 infractions en août, 174 en septembre et 240 en octobre. Il faut dire aussi qu'à la différence des radars vitesse, il n'y a pas de panneau annonciateur. « C'est encore beaucoup trop tôt pour dresser un bilan. En accidentologie, on raisonne sur plusieurs années. De plus, si les carrefours concernés étaient accidentogènes, cela n'était pas non plus dans des proportions excessives. A Lyon, les radars au feu ont davantage une vocation éducative », poursuit Laurent Garipuy.
Ils ne sont d'ailleurs ni contestés, ni dégradés : « Autant nous avons des choses à dire sur certains radars fixes placés en dépit du bon sens, autant le respect du feu rouge est quelque chose de fondamental », admet Michel Polidari, président de l'Automobile Club du Rhône.
Si l'objectif est d'en installer d'autres, aucune décision n'est prise pour le moment : « Il faut voir la faisabilité technique et l'accord des élus. En tout état de cause, les prochains ne seront pas mis en place avant fin 2010 ».
Contrairement à certaines rumeurs, le radar s'active uniquement si l'on passe au rouge, et non à l'orange. Ce qui n'est pas une raison pour accélérer...
Pour être verbalisé, il faut être pris deux fois en photo, après avoir franchi une première ligne, en pointillés, de capteurs sous la chaussée qui correspond à la bande d'arrêt de n'importe quel feu. Puis une seconde ligne cinq mètres après, juste avant le passage piéton. Si vous dépassez un peu la première mais que vous stoppez avant la seconde, ce qui est très fréquent, il n'y aura qu'un seul flash, et donc pas d'infraction. Et s'il y a un bouchon et que vous êtes pris au piège après la première ligne de franchissement ? Là encore, tant que vous ne bougez pas, vous ne serez pas verbalisé.
Le figaro
Et comment ça se passe si les automobilistes doivent griller le feu pour laisser le passage à un véhicule prioritaire ?